Take your museum out of isolation – Partner with local climate action groups [Sortir les musées de leur isolement social – Le développement de partenariats avec des associations engagées localement dans la lutte contre le réchauffement climatique]

Today’s Guest Post est le deuxième de Clementine Planche, Alexandre Tremeau et Stephen Hart, étudiants de l’UQAM / Université de Montréal. [Today’s Guest Post is the second from Clementine Planche, Alexandre Tremeau, and Stephen Hart, students at UQAM/Université de Montréal. English translation follows.]

La crise climatique touche tous les acteurs de la société. Ils doivent donc s’unir pour arriver à y faire face et trouver des solutions concrètes à la réduction de notre empreinte environnementale. Le partage des connaissances et des expériences est indispensable pour parvenir à des résultats efficaces. Lier les différentes compétences d’un musée et d’une association engagée localement dans la lutte contre le changement climatique permet de donner davantage de poids à ce sujet en diffusant plus largement la parole et les actes des acteurs locaux. Ce type de collaboration permettrait de transformer les musées en institution activiste où la culture, la communauté et l’environnement sont étroitement liés afin de sensibiliser davantage les citoyens à ces enjeux.

Les musées et les différentes formes de partenariat

Le partenariat dans les musées se définit généralement comme l’association de deux organisations – entre deux ou plusieurs musées ou entre un musée et une association, entreprise commerciale – en vue d’un projet commun.

À une époque où les musées subissent de plus en plus de pressions économiques, le principal type de partenariat est financier, où des entreprises parrainent les musées. Nécessaires à leur survie, ces soutiens se doivent toutefois d’être en adéquation avec les enjeux environnementaux actuels. Cette réflexion déjà portée par Robert R. Janes mérite d’être plus largement prise en considération par les musées : un nouveau financement éthique est aujourd’hui indispensable.

Outre ces partenariats financiers, les institutions muséales collaborent avec d’autres institutions afin d’étendre sa pratique et ses connaissances : autres musées, Université, écoles ou encore des associations. En développement, cette dernière forme de partenariat nous semble essentielle pour faire du musée une institution active et conscientisante.

Visite scolaire au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) témoignant des partenariats scolaires dans les musées. Photographie : MAC.

Les associations communautaires et les musées

Le partenariat avec les associations communautaires existe depuis les années 1970 grâce aux développements de la nouvelle muséologie et des musées communautaires.

La visée de cette collaboration est de faciliter l’accès à la culture à des populations défavorisées, isolées, minoritaires ou en situation d’handicap grâce à des ateliers, des visites guidées, des entrées réduites ou encore par l’écoute des populations concernées (les Premières Nations par exemple). Le Climate Museum de New York organise ainsi de nombreux partenariats avec des associations communautaires, que ce soit avec de jeunes poètes ou des associations du Bronx.

Climate Museum de New York. Peinture murale dans le Bronx avec des jeunes de la communauté. Photographie : Climate Museum de New York.

Si le partenariat avec les associations communautaires existe et peut prendre différentes formes, la collaboration avec des associations engagées dans les débats difficiles comme la lutte contre le changement climatique sont beaucoup plus restreintes, voire inexistantes. Choisir une association engagée signifie prendre position dans un débat épineux et donc être subjectif. Or, pour conserver leurs commanditaires et visiteurs, les musées préfèrent, selon Robert R. Janes, conserver une position neutre. Il est néanmoins temps de bouleverser institutionnellement les musées afin de les sortir de leur isolement. Grâce à des partenariats avec des associations engagées localement dans la lutte contre le changement climatique (association zéro déchet, association de protection de l’environnement, etc.), les musées pourront s’engager pleinement dans leur rôle social. Ce changement est complexe et demande ainsi une nouvelle gestion rigoureuse de ces institutions.

Vers le développement des partenariats associatifs engagés dans la lutte contre la crise climatique

Nous pensons que le développement de partenariats avec des associations engagés localement est source de nombreux bénéfices pour les deux organismes, mais surtout pour la société et son environnement. L’objectif est de lier les compétences des deux institutions afin de sensibiliser un plus large public et répondre efficacement aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.

Concrètement ce type de partenariat peut prendre des formes très variées, tel que le partage de connaissances et d’expertises (scientifiques, culturelles, gestionnaires, historiques, etc.) ou encore la mise en place de projets dans la lutte contre le changement climatique aussi bien dans l’enceinte des institutions concernées que dans des lieux externes.

Un partenariat des musées montréalais avec une association zéro déchet comme l’AQZD (Association Québécoise Zéro Déchet) peut être source de nombreux projets stimulants. Organisme reconnu à Montréal, l’association crée de nombreux évènements comme des festivals, des ateliers, des conférences afin de promouvoir la réduction des déchets. Le musée peut, de ce fait, s’insérer dans ses activités et partager son expertise (gestion, culture, recherches, projets, etc.). A l’inverse, l’institution muséale peut faire entrer ces évènements dans son bâtiment et devenir un lieu de débats et de réflexions sur nos pratiques quotidiennes. Les deux organismes peuvent également réaliser des expositions multidisciplinaires (culturelles, artistiques, scientifiques, etc.) présentées dans différents lieux ou encore promouvoir des projets citoyens écologistes.

L’AQZD pourrait également apporter son expertise aux différents musées de Montréal et proposer à leur personnel de modifier leur pratique quotidienne : réduction des déchets, papiers recyclés, suppression régulière de la corbeille de courriels, etc. Dans le même ordre d’idées, l’AQZD peut améliorer les espaces d’accueil et de détentes des musées en proposant des espaces jeux et défis questionnant notre consommation, ou encore en donnant de solutions pour limiter les déchets des restaurants de musée, etc.

Réciproquement, le musée peut également apporter de nombreux avantages à l’association comme une plus grande visibilité, un nouvel espace pour les ateliers et conférences, un savoir scientifique et culturel renforçant le poids du discours sensibilisant de l’association, etc.

Grâce à cette forme de partenariat, le musée devient ainsi un véritable lieu de débats, de réflexion et de stimulation pour de nouveaux projets communautaires dans la lutte contre le réchauffement planétaire.

Image de couverture du site Internet de l’Association Québécoise Zéro Déchet (AQZD). Photographie : AQZD.

Un partenariat associatif permettra ainsi de lier les forces de deux organismes institutionnellement différents. La mutualisation des ressources et des efforts permet de renforcer le poids et la portée du discours de sensibilisation. En mélangeant leurs réseaux, leurs publics et leurs partenaires, le musée et l’association toucheront de ce fait une audience plus importante et permettront de rapprocher des acteurs très différents dans un même objectif. Cette multidisciplinarité sera également une véritable source de stimulation pour les différents acteurs engagés dans ce partenariat (musées, associations et citoyens). Le partage de connaissances et d’expertises engendra de nouveaux projets et idées pour faire face à la crise climatique.

Par ailleurs, un partenariat avec une association engagée localement dans la crise climatique permet au musée de travailler directement avec différents acteurs de la communauté et de s’intégrer aux besoins des citoyens en s’impliquant dans les activités, en conscientisant les individus aux problèmes sociaux et écologiques, et en proposant des solutions. Le musée devient ainsi un acteur majeur écoutant les communautés, agissant avec elles et pour elles.

Les enjeux à prendre en compte pour ce type de partenariat

Le partenariat entre deux organismes très différents entraîne de nombreux enjeux qu’il est néanmoins indispensable de considérer avant de réaliser la collaboration.

  1. Un musée et une association n’ont pas le même statut, gestion et financement. Les enjeux financiers peuvent notamment entraîner des pressions entre les deux partenaires et des déséquilibres importants. Dans ce contexte, des jeux de pouvoir peuvent naître et nuire aux objectifs du partenariat.
  2. Des intérêts et projets trop différents peuvent également entravés la collaboration surtout si un des associés recherche uniquement une plus grande visibilité : une image plus verte ou plus culturelle.
  3. Un partenarial mal géré peut donc avoir de lourdes conséquences pour les deux organismes, que ce soit en termes de réputation, de relations avec les communautés ou encore au niveau financier.

Afin d’éviter cette dégradation des rapports, la mise en place d’une collaboration entre les musées et les associations engagés localement dans la lutte contre le changement climatique requiert une longue préparation, un dialogue permanent, de la transparence, une entente en amont des objectifs et une formation du personnel concernée par les projets.

Les musées ne doivent cependant pas devenir des instruments politiques. L’objectif n’est pas d’en faire des institutions moralisatrices, mais des espaces de débats accueillants différents acteurs et discours sociaux : éviter ce résultat contreproductif est sans doute l’enjeu le plus difficile et important de ce partenariat. Le choix de l’association et les objectifs doivent ainsi être longuement réfléchis.

La nécessité d’une réflexion théorique et pratique pour un partenariat efficace et durable

Si cette nouvelle forme de partenariat nous semble prometteuse et même nécessaire, elle demande cependant une gestion rigoureuse afin que les différents acteurs concernés en tirent tous les bénéfices souhaités.

Dans nos recherches, nous avons trouvé peu de guides pratiques sur les partenariats destinés aux musées. Or, nous pensons que cet outil serait très utile voir indispensable notamment pour les partenariats entre les musées et les associations. La création d’un tel guide devrait être envisagée par les musées, à la façon des codes déontologiques proposés par l’ICOM ou encore l’UNESCO. Ils peuvent notamment s’inspirer du travail des ONG (Organisation Non Gouvernementale) proposant des guides pratiques pour l’élaboration de partenariats avec des associations. Coordination SUD (Solidarité Urgence Développement), organisation de coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale, a notamment créé un outil soumettant différents critères de qualités, des étapes à suivre et des conseils pour ce type de partenariat.

Logo de l’organisation Coordination SUD. Photographie : Coordination SUD.

Les ONG sont amenées, par leur mission sociale, à côtoyer en permanence des associations communautaires, et leur confèrent ainsi une expérience non négligeable dont les musées peuvent s’inspirer pour leurs propres partenariats associatifs.  Ce guide devra assurément s’adapter aux besoins particuliers de ceux-ci et être remanié régulièrement afin de correspondre aux exigences des communautés, des associations et du personnel des musées.

Ainsi, pour développer un partenariat pertinent et durable, il est nécessaire qu’un outil théorique et pratique, sous la forme d’un guide, soit rédigé. Celui-ci servira de référence pour les différents organismes qui pourront le consulter et le suivre tout au long de leur collaboration.

Les partenariats entre les musées et les associations engagées localement dans la lutte contre le changement climatique nous semblent donc une action prometteuse pour inscrire les musées dans les débats sociaux et environnementaux de sa communauté et dans la stimulation de nouveaux projets dans la lutte contre le changement climatique.


Etudiante française en échange universitaire à l’UQAM en Maîtrise Muséologie, Clémentine a d’abord réalisé deux baccalauréats en Histoire et Histoire de l’art et archéologie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Née dans les Alpes françaises, elle lie étroitement son attachement à la nature et ses études en faisant des recherches sur le patrimoine naturel, notamment les jardins.

Alexandre, étudiant en maîtrise en muséologie à l’UQAM. Il a commencé son cursus universitaire en France avec un baccalauréat en géologie et une maîtrise en paléontologie. Ce parcours a renforcé son attachement pour les environnements naturels et son désir de les préserver.

Stephen a commencé sa carrière en tant qu’archéologue sur divers sites de la Méditerranée. Avec le désir de mêler sa passion de la recherche historique et le goût de la transmission auprès du grand public, il a décidé de changer de voie et de reprendre des études en muséologie à Montréal.


English translation follows:

Taking museums out of isolation – The development of partnerships with local climate action groups

The climate crisis affects all actors in society. We must unite to face this challenge and to find practical solutions to reduce our environmental footprint. Sharing knowledge and experiences is essential to achieving effective results. Linking the different skills of a museum and an association committed locally in the fight against climate change makes it possible to give more weight to this subject by spreading the word and the actions of local actors more broadly. This type of collaboration could transform museums into activist institutions where culture, community and environment are closely linked to public awareness of these issues.

Museums and different forms of partnership

Partnership in museums is generally defined as the association of two organizations – between two or more museums or between a museum and an association, a commercial enterprise – for a common project.

At a time when museums are under increasing economic pressure, the main type of partnership is financial, with companies sponsoring museums. However necessary for their survival, these supports are inadequate given the current environmental stakes. This reflection by Robert R. Janes deserves to be more widely taken into consideration by museums: new ethical funding is now essential.

In addition to these financial partnerships, museum institutions collaborate with other institutions to extend their practice and knowledge: other museums, universities, schools or associations. This last form of partnership – with associations – seems to us essential to make the museum an active and conscious institution.

Community associations and museums

The partnership with community associations has existed since the 1970s through the development of new museology and community museums.

The aim of this type of collaboration is to facilitate access to culture to disadvantaged, isolated, minority or disabled populations through workshops, guided tours, reduced entries or by listening to the populations concerned ( First Nations, for example). The Climate Museum in New York organizes many partnerships with community associations, whether with young poets or Bronx-area associations.

While partnership with community-based organizations exists and can take different forms, collaboration with associations engaged in difficult debates such as the fight against climate change is much more limited or non-existent.

Choosing a committed association means taking a stance in a thorny debate and therefore being subjective. To keep their sponsors and visitors, museums prefer, according to Robert R. Janes, to maintain a neutral position.

It is time, however, to upset the museums institutionally in order to get them out of their isolation.

Thanks to partnerships with associations committed locally in the fight against climate change (zero waste association, environmental protection association, etc.), museums will be able to fully engage in their social role. This change is complex and requires a new rigorous management of these institutions.

Towards the development of associative partnerships committed to the fight against the climate crisis

We believe that the development of partnerships with locally engaged associations is a source of many benefits for both organizations, but especially for society and the environment. The aim is to link the competencies of both institutions in order to sensitize a wider public and respond effectively to current social and environmental issues.

Concretely this type of partnership can take many forms, such as the sharing of knowledge and expertise (scientific, cultural, managerial, historical, etc.) or the implementation of projects in the fight against climate change better within the confines of the institutions concerned than outside.

A partnership of Montreal museums with a zero-waste association such as AQZD (Quebec Zero Waste Association) could be a source of many stimulating projects. A recognized organization in Montreal, the AQZD creates many events such as festivals, workshops, conferences to promote waste reduction. The museums could, therefore, fit into its activities and share its expertise (management, culture, research, projects, etc.). Conversely, the museum could bring these events into its own building and let it become a place for debate and reflection on our daily practices. The two organizations could also produce multidisciplinary exhibitions (cultural, artistic, scientific, etc.) presented in different places in the community or even promote green citizen projects.

AQZD could also bring its expertise to different museums in Montreal and offer their staff to change their daily practice: waste reduction, recycled paper, regular removal of the e-mail bin, etc. In the same vein, AQZD could improve reception and open spaces in the museums by proposing games and challenges questioning our consumption, or by giving solutions to limit the waste of the museums’ restaurants, stores, etc.

With this form of partnership, the museum becomes a place of debate, reflection and stimulus for new community projects in the fight against global warming.

An associative partnership like this makes it possible to link the strengths of two institutionally different organizations. The pooling of resources and efforts helps to reinforce the weight and the scope of the sensitization discourse. By mixing their networks, their publics and their partners, the museum and the association will thus reach a larger audience and will bring together very different actors for the same purpose. This multidisciplinarity will also be a real source of stimulation for the various actors involved in this partnership (museums, associations and citizens). The sharing of knowledge and expertise will generate new projects and ideas for dealing with the climate crisis.

In addition, a partnership with an association committed locally to the climate crisis allows the museum to

  • work directly with various community stakeholders, and
  • to integrate with the needs of citizens by becoming involved in activities,
  • to raise awareness of visitors to social and ecological problems. and
  • to help develop and promote solutions.

The museum thus becomes a major player listening to the communities, acting with them and for them.

Issues to consider for this type of partnership

The partnership between two very different organizations entails many issues that must be considered before a successful collaboration.

  1. A museum and an association do not have the same status, management and funding. Financial issues can include pressures between the two partners and significant imbalances. In this context, power games can arise and undermine the objectives of the partnership.
  2. Too different interests and projects can hinder collaboration, especially if one of the partners is only looking for greater visibility: a greener or more cultural image.
  3. A badly managed partnership can have serious consequences for both organizations, be it in terms of reputation, community relations or financial level.

In order to avoid this deterioration of relations, the establishment of a collaboration between museums and associations engaged locally in the fight against climate change requires a long preparation, a permanent dialogue, transparency, an agreement in advance of objectives and training of the staff involved in the projects.

Museums, however, must not become political instruments. The aim is not to make them moralising institutions, but spaces of welcoming debates for different actors and social discourses: avoiding this counterproductive result is undoubtedly the most difficult and important issue of this partnership. The choice of the association and the objectives must be carefully considered.

The need for theoretical and practical reflection for an effective and sustainable partnership

While this new form of partnership seems to us promising and even necessary, it nevertheless requires rigorous management so that the various actors concerned derive all the desired benefits.

In our research, we found few practical guides on museum partnerships. However, we believe that this tool would be very useful or indispensable, particularly for partnerships between museums and associations. The creation of such a guide should be considered by museums, in the same way as the codes of conduct proposed by ICOM or UNESCO. In particular, they can draw on the work of NGOs (Non-Governmental Organization) providing practical guides for developing partnerships with associations. Coordination SUD (Solidarity Emergency Development), the national coordination organization of French NGOs for international solidarity, has created a tool that submits various quality criteria, steps to follow and advice for this type of partnership.

NGOs are brought, by their social mission, to rub elbows with community associations, and thus give them a significant experience which can inspire museums for their own associative partnerships. This guide will certainly need to be adapted to the specific needs of these people and be updated regularly to meet the requirements of the communities, associations and museum staff.

Thus, to develop a relevant and sustainable partnership, it is necessary that a theoretical and practical tool, in the form of a guide, be written. It will serve as a reference for the various organizations that will be able to consult and follow it throughout their collaboration.

The partnerships between museums and associations committed locally in the fight against climate change therefore seem to us a promising action to put museums in the social and environmental debates of their community and to stimulate new projects in the fight against climate change.

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2 comments

  1. Thank you for a thoughtful and practical path for creating these partnerships. As I finish my time at the AAM conference in New Orleans, I am at the Fair Grinds coffee house and found a flyer for a series of programs with a partner I would hope a museum could find a way to share with the community: Coalition Against Death Alley. Can we have community discussions about petrochemical plants in riverine communities, with limited or absent emissions oversight and community health considerations? Climate, equity, and health discussions are community conversations. Museums are community resources. They can get together at forums, as allies, as partners.

    Liked by 2 people

    • Thank you very much Sarah Sutton for your interesting comment. You are right, the museum is a community tool that must be exploited for issues as important as health, equity and climate (such as petrochemical emissions from some plants). It must be a place of reflection, dialogue and debate for citizens. We sincerely hope that museums will follow this path to become real tools for the well-being of communities.

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